Amnistie
Colombie

LA COLOMBIE DOIT RESPECTER LES DROITS HUMAINS

Réclamez le respect des droits humains en Colombie

Texte de la pétition

Afin de garantir le respect des droits humains en Colombie, nous demandons au Président de prendre les mesures nécessaires afin de protéger les défenseurs des droits humains aux travers de mesures de protection individuelle et collective définies en consultation avec eux, de lutter contre l'impunité des crimes ayant été commis par les groupes paramilitaires, d'accélérer le processus de restitution des terres, et de respecter les droits fonciers des communautés rurales.  

** En cochant cette case vous bénéficierez du bilan de votre action et d’un condensé d’information sur les droits humains par Amnistie internationale. Nous veillons à préserver la vie privée de nos sympathisant.e.s en ne transmettant que l’essentiel. À tout moment il vous sera possible de vous désinscrire à cette liste de diffusion.

PÉTITioN

COLOMBIE  

À l’attention du Président de la Colombie,

Malgré la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et le mouvement de guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) qui a été ratifié par le Congrès en novembre 2016, marquant officiellement la fin du conflit armé qui opposait les deux parties depuis cinq décennies, le nombre d’homicides de défenseurs des droits humains, notamment de dirigeants autochtones, afro-colombiens et paysans, n’a cessé d’augmenter. 

Selon Global Witness et le journal the Guardian, au moins 95 défenseurs des droits humains ont été tués entre 2015 et 2017. En général, ces homicides ont été commis en dehors des affrontements entre belligérants et constituaient des assassinats ciblés. Plusieurs organisations de défense des droits humains se sont par ailleurs fait voler des informations sensibles dans leurs bureaux.

Bernardo Cuero, défenseur afro-colombien des victimes de déplacement forcé et membre de l'Association nationale des Afro-Colombiens déplacés (AFRODES), a été tué en juin 2017. Il avait subi des menaces à plusieurs reprises depuis son déplacement forcé, en 2000, alors qu’il était persécuté par des groupes paramilitaires en raison de son travail de défense. Le gouvernement lui avait accordé une protection pendant une certaine période, mais il s’était plaint qu’aucune enquête n’avait lieu sur les menaces et les agressions qu’il avait subies, ce qui le laissait en proie à de nouvelles violences. Le ministère public mène actuellement une enquête sur son homicide. Javier Ortiz et Sylvio Duban, tous les deux fils de Bernardo Cuero, ont été tués le 19 mars 2018 dans la ville de Tumaxo.

Erlendy Cuero, sœur de Bernardo Cuero et militante au sein d’AFRODES, poursuit le combat de son frère pour la justice. Il est urgent de protéger Erlendy Cuero et ses collègues qui courent de graves dangers.

Les militants des droits à la terre et des défenseurs de l’environnement, de la paix et de la justice sont fréquemment les cibles de ces attaques. D’autant que le processus de restitution des terres lancé en 2012 pour rendre à leurs occupants légitimes les terres dont ils ont été spoliés pendant le conflit ne progressait toujours que lentement et entretient leur vulnérabilité.

Monsieur le président, nous vous demandons :

  • De protéger les défenseurs des droits humains par des mesures de protection individuelle et collective définies en consultation avec eux
  • De lutter contre l’impunité des crimes ayant été commis par les groupes paramilitaires
  • D’accélérer le processus de restitution des terres
  • De respecter les droits fonciers des communautés rurales
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