Amnistie
Femmes défenseures des droits humains en Arabie saoudite

Des femmes défenseures des droits humains doivent être libérées

Exigez la libération des femmes défenseures des droits humains en Arabie saoudite

Pétition à l'attention du Roi saoudien Salman bin Abdul Aziz Al Saud et du Ministre de la justice Dr Walid bin Mohammed Saleh

Sire, Monsieur le Ministre,

Plusieurs femmes défenseures des droits humains ont été arrêtées ces derniers jours dont Samar Badawi, sœur du blogueur Raif Badawi emprisonné et Nassima al Sada. Outre ces dernières, Loujain al-Hathloul, Iman al-Nafjan et Aziza al-Yousef ont été arrêtées en mai 2018 et accusées d’avoir formé une « cellule », représentant une menace pour la sécurité nationale en raison de leurs « contacts avec des instances étrangères dans le but de saper la stabilité du pays et la paix sociale
Amnistie internationale considère que ces femmes ont été arrêtées pour les punir de leur activité pacifique de défense des droits des femmes. Ainsi, je vous demande de :

  • libérer immédiatement et sans condition les défenseurs et défenseures des droits humains
  • dans l'attente de leur libération, de vous assurer qu'elles aient accès sans délai à leur famille et à l'avocat de leur choix; et les protéger contre toute forme de torture et de mauvais traitement.

Je vous prie de recevoir, Votre Majesté, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.


** En cochant cette case vous bénéficierez du bilan de votre action et d’un condensé d’information sur les droits humains par Amnistie internationale. Nous veillons à préserver la vie privée de nos sympathisant.e.s en ne transmettant que l’essentiel. À tout moment il vous sera possible de vous désinscrire à cette liste de diffusion.

PÉTITioN

ARABIE SAOUDITE

Arrêtées pour avoir défendu les droits humains


[MISE À JOUR]

En Arabie saoudite, depuis le mois de mai, plusieurs militantes des droits des femmes de renom – notamment Loujain al Hathloul, Iman al Nafjan et Aziza al Yousef – ont été arrêtées en raison de leur travail pacifique en faveur des droits humains. 

L'arrestation de deux autres militantes des droits humains en Arabie saoudite indique que la répression ne montre aucun signe de fléchissement. Samar Badawi et Nassima al Sada ont été arrêtées au début de la semaine du 31 juillet 2018. Elles sont toutes deux régulièrement prises pour cibles et harcelées en raison de leurs activités en faveur des droits humains, et font l’objet d’une interdiction de voyager.

Samar Badawi est la sœur du blogueur Raif Badawi, condamné à 1 000 coups de fouet et 10 ans de prison pour avoir créé un site Internet dédié au débat public.

Nassima al Sada fait campagne en faveur des droits civils et politiques, des droits des femmes et des droits de la minorité chiite dans la province de l'Est, en Arabie saoudite, depuis des années. Elle a fait également campagne pour que les femmes aient le droit de conduire et que le système répressif de tutelle masculine soit aboli.


Loujain al-Hathloul, Iman al-Nafjan et Aziza al-Yousef sont trois éminentes défenseures des droits des femmes en Arabie saoudite. Elles se battent notamment contre le fait qu’il est interdit depuis longtemps aux femmes en Arabie saoudite de conduire. Cette interdiction doit être levée en juin et des permis de conduire devraient être délivrés à partir du 24 juin.

Au lieu de soutenir ces femmes courageuses à un mois d’un changement positif dont elles sont à l’origine, les autorités saoudiennes ont cyniquement choisi de discréditer leur travail et de les arrêter. Aidées de leurs médias affiliés, elles ont lancé le 18 mai dernier une campagne de répression et de diffamation pour tenter de les faire passer pour des « traîtres ».

Une honteuse campagne de diffamation

Toutes les trois ont été arrêtées dans la foulée et sont aujourd’hui détenues au secret. D’autres éminents militants des droits humains sont également détenus depuis. Le 19 mai, des déclarations officielles relayées dans les médias d’État ont accusé six militants et une autre personne d’avoir formé une « cellule », représentant une menace pour la sécurité nationale en raison de leurs « contacts avec des instances étrangères dans le but de saper la stabilité du pays et la paix sociale ». Il s’agirait des trois femmes arrêtées ainsi que d’autres défenseurs. Un hashtag les décrivant comme des « agents d’ambassades », ainsi qu’un graphique montrant les visages de six militants, ont également circulé sur les réseaux sociaux.

Les défenseures doivent être libérées et protégées

Loujain, Iman et Aziza ont été arrêtées pour les punir de leurs activités pacifiques de défense des droits humains. Elles pourraient être jugées par la Cour pénale spécialisée, qui est réputée pour la partialité de ses jugements et qui a été utilisée de nombreuses fois pour condamner les défenseurs des droits humains à des peines très lourdes.

L’Arabie saoudite ne peut pas continuer de clamer qu’elle soutient les droits des femmes et d’autres réformes, tout en s’en prenant aux défenseurs des droits des femmes et aux militants parce qu’ils exercent pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion.

Signez notre pétition pour demander leur libération.


En savoir plus : consultez notre communiqué Une campagne de diffamation tente de discréditer Loujain al Hathloul et d'autres défenseurs des droits des femmes emprisonnés


© Arturo Filastó