Amnistie
Disparitions forcees au Mexique

IL EST TEMPS DE METTRE FIN AUX DISPARITIONS AU MEXIQUE

Exigeons vérité et justice pour plus de 35 000 personnes disparues au Mexique

Cher Monsieur le Secrétaire de l’Intérieur du Mexique

Pour moi qui suis au Canada, les cas de disparitions au Mexique, qui s’élèvent maintenant à plus de
35 000, me préoccupent au plus haut point. Il s’agit d’une crise grave et la réputation du Mexique à travers le monde s’en trouve terriblement entachée.

Je vous demande donc :

  • de fournir les ressources et le financement nécessaires afin d’assurer une mise en œuvre véritable et complète de la Loi sur les disparitions ainsi que de la Commission nationale de recherche; 
  • d’appliquer toutes les recommandations du Groupe interdisciplinaire d’experts indépendants (GIEI) en ce qui a trait à la disparition des étudiants d’Ayotzinapa, et de véritablement corriger les échecs de l’enquête, dont ceux qui constituent des actes criminels tels qu’identifiés par le Haut Commissaire aux droits de l’homme dans son rapport intitulé «Double Injustice»;
  • d’enquêter immédiatement sur tous les cas de disparition et de disparition forcée de manière exhaustive et complète, et de traduire les responsables en justice.

** En cochant cette case vous bénéficierez du bilan de votre action et d’un condensé d’information sur les droits humains par Amnistie internationale. Nous veillons à préserver la vie privée de nos sympathisant.e.s en ne transmettant que l’essentiel. À tout moment il vous sera possible de vous désinscrire à cette liste de diffusion.

PÉTITioN

MEXIQUE

Les statistiques sont accablantes :

le nombre officiel de personnes disparues au Mexique s’élève maintenant à plus de 35 000 ; il s’avère cependant que le nombre réel est beaucoup plus élevé. Parmi les états les plus touchés, celui de Chihuahua a été à la fois l'un des plus durement touchés et l'un des plus négligés par les autorités ainsi que par les médias nationaux et internationaux.

La disparition des étudiants d’Ayotzinapa :

Le 26 septembre 2014, des policiers ont agressé des étudiants de l’école normale d’Ayotzinapa à Iguala (État de Guerrero, dans le sud du pays). Quarante-trois de ces étudiants ont disparu et personne ne les a jamais revus. Trois autres étudiants ainsi que trois passants ont été tués ce jour-là.

Un rapport des Nations Unies publié en mars dernier à propos de l’enquête effectuée par le gouvernement mexicain sur les disparitions forcées de 43 étudiants en 2014, documente les détentions arbitraires et les actes de torture infligés à des suspects ainsi que la falsification et la dissimulation d’éléments de preuve.

« Les constatations des Nations Unies confirment ce dont les militantes, les militants et les organisations de défense des droits humains accusent les autorités mexicaines depuis des années : un recours généralisé à la torture et la manipulation d’éléments de preuve dans le but de camoufler de très graves violations des droits humains et de garantir l’impunité aux responsables »

- Erika Guevara-Rosas, directrice pour la région des Amériques d'Amnistie internationale.

En solidarité avec les collectifs de mères de disparus au Mexique, une délégation d'Amnistie internationale Canada s’est rendue dans l'État de Chihuahua et à Mexico du 8 au 11 mai 2018, pour participer à des rencontres de plaidoyer avec les autorités mexicaines et canadiennes, ainsi que pour participer aux manifestations et aux événements publics dans le cadre de la fête des Mères. La délégation visait à attirer l'attention sur les disparitions forcées, réclamer des réformes du système de justice et demander au Gouvernement qu’il rende des comptes face à la crise massive des disparitions au Mexique.

 Face à cette tragédie, soyons solidaire des familles des disparus ! 


* Les papillons monarques voyagent entre le Canada et le Mexique lors de leurs migration. Ils sont devenus le symbole de la solidarité entre les deux pays. Des messages en forme de papillon ont été remis aux familles des disparus lors d'une visite d'Amnistie Canada au Mexique en mai dernier. 

© Itzel Plascencia/Amnistie internationale