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LES LANGUES AUTOCHTONES DU CANADA SONT MENACÉES !

Protégez les langues autochtones au Canada

 

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 ACTION 

CANADA

MISE À JOUR

Un projet de loi sur les langues autochtones (projet C-91) a été déposé le 5 février 2019 par le gouvernement canadien. Amnistie internationale continue sa campagne et surveille de près l'évolution du projet de loi.

Au premier ministre du Canada et aux premiers ministres des provinces du Canada,

La langue est l’un des piliers de l’identité d’un peuple et elle fait partie du droit à l’autodétermination. Pour les peuples autochtones, les langues prennent leurs racines dans le territoire et dans la relation qu’ils ont avec lui.

Le système des pensionnats indiens interdisait aux Autochtones de parler leur propre langue. Leurs coutumes et leurs cultures étaient considérées hors la loi par le Canada.

Selon le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation intitulé « Appels à l’action », le système de pensionnats indiens a été utilisé comme outil principal d’un génocide culturel infligé aux peuples autochtones.

En 2006, l’UNESCO a déclaré que « les langues autochtones sont des plus menacées au Canada ».

En travaillant directement avec les peuples autochtones et les institutions telles que les centres culturels dans le but de revitaliser, de protéger et de développer les quelques 70 langues autochtones des provinces et des territoires canadiens, nous demandons au gouvernement fédéral que :

  • la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones soit entièrement mise en application, ce qui inclut le respect et la promotion des droits des peuples autochtones à l’autodétermination et ce à tous les paliers de décision ;

  • les enfants autochtones puissent recevoir leur scolarité dans leur langue et que les adultes autochtones aient accès à des cours de langues autochtones que ce soit dans les régions urbaines ou au sein des communautés autochtones ;

  • un financement de base soit accordé pour les centres de langue et de culture autochtones.


En tant que chefs de file pour ce qui est de la revitalisation et du maintien des langues autochtones, le Canada doit également s'assurer que : 

  • la législation en matière de langues autochtones soit élaborée avec la véritable et complète participation d’experts de langue maternelle autochtone et qui soient des professeurs de langue de première ligne;

  • la législation en matière de langues autochtones tienne compte des impacts des politiques colonialistes d’assimilation infligées dans le cadre du système de pensionnats indiens;

  • la législation en matière de langues autochtones prenne en compte également les impacts graves et néfastes des politiques d’assimilation mises en place tout au long du système d’éducation et qui font la promotion de l’anglais ou du français, ce qui contribue à la destruction des langues des peuples autochtones;

  • un financement équitable soit obligatoire pour les écoles d’immersion pour combattre les politiques d’assimilation enchâssées dans le programme d’éducation actuel. Ainsi, le Canada et les provinces adopteront des mesures spéciales destinées à promouvoir et à protéger la culture et la langue des peuples autochtones, en procurant des ressources financières à la hauteur des dommages infligés par la dualité linguistique canadienne et la loi 101 du Québec.

 


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© Karine Boucher/Amnistie internationale