Amnistie
Juana Méndez, défenseure des droits humains de Santa Eulalia, Huehuetenango, Guatemala.

LE CANADA A BESOIN D'UN OMBUDSMAN DOTÉ DE TOUS LES POUVOIRS NÉCÉSSAIRES

Dites au ministre de la Diversification du commerce international que le Canada a besoin d'un ombudsman indépendant

 

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PÉTITioN

canada

Le 8 avril 2019, l'honorable Jim Carr, ministre de la Diversification du commerce international, a annoncé que le Canada avait nommé une ombudsman canadienne chargée d'enqueter de manière indépendante sur les allégations d'abus des droits humains commis par des sociétés canadiennes opérant à l'étranger. Mais le ministre a brisé plusieurs de ses promesses clés qui auraient donné au bureau de l’ombudsman l'indépendance et les pouvoirs d'enquête nécessaires pour mener à bien son travail.

Dire que l’annonce du ministre Carr était décevante serait un euphémisme.

Des défenseurs de l'environnement et des membres des peuples autochtones ont été menacés, attaqués, déplacés, criminalisés et parfois même tués pour avoir défendu leurs terres, leurs droits et leurs communautés face à des projets indésirables d'extraction de ressources. Les travailleurs et travailleuses qui fabriquent des vêtements pour le marché canadien ont connu le même sort. Des communautés entières ont souffert.

Les Canadiens et les Canadiennes ont fait campagne pendant des années pour obtenir un ombudsman ayant le pouvoir d'enquêter de manière indépendante sur les plaintes pour violation des droits humains commises par les sociétés extractives canadiennes et de faire des recommandations au gouvernement concernant les sanctions, ainsi que les mesures correctives et préventives nécessaires.

On nous avait promis un organisme de surveillance doté de pouvoirs permettant de demander des comptes aux entreprises. Mais sans indépendance, sans le pouvoir de contraindre les personnes accusées de violation des droits humains à témoigner ou à fournir des documents et sans - sauf dans de rares circonstances - le pouvoir d'enquêter sur les violations commises avant le 8 avril 2019, cette annonce constitue un recul pour la responsabilité des entreprises au Canada.

Monsieur le ministre Carr : nous vous demandons de tenir vos promesses ! Faites en sorte que le Canada ne tourne pas le dos aux défenseurs de l’environnement et des droits humains emprisonnés, exilés, menacés ou assassinés pour avoir défendu leurs droits face aux projets miniers canadiens et pour avoir défendu leurs droits dans des usines où ils confectionnent des vêtements pour les industries canadiennes du vêtement.

Nous vous demandons d'accorder à l’OCRE le pouvoir :

- d'initier des enquêtes exhaustives et indépendantes sur les allégations de violation des droits humains par des entreprises extractives et vestimentaires canadiennes

- de rendre compte publiquement

- de faire des recommandations pour remédier aux torts causés par les entreprises canadiennes à l'étranger.

Tout le reste est un recul pour la responsabilité des entreprises au Canada et mine le respect des droits humains.

 


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Juana Méndez, défenseure des droits humains persécutée de Santa Eulalia, Huehuetenango, Guatemala à cause du developpement d'un projet hydro-électrique.

© Amnesty International/Anaïs Taracena