<img height="1" width="1" style="display:none" src="https://www.facebook.com/tr?id=1527528954029016&amp;ev=PageView&amp;noscript=1">
Amnistie
violence femmes autochtones

CANADA : LE RAPPORT DE L’ENQUÊTE NATIONALE RÉCLAME UNE ACTION URGENTE ET GLOBALE

Demandez à la ministre Bennett de prendre sans tarder des mesures contre la violence sur les femmes et les filles autochtones

Madame
Carolyn
Bennett
Ministre des Affaires autochtones et du Nord

 

** En cochant cette case vous bénéficierez du bilan de votre action et d’un condensé d’information sur les droits humains par Amnistie internationale. Nous veillons à préserver la vie privée de nos sympathisant.e.s en ne transmettant que l’essentiel. À tout moment il vous sera possible de vous désinscrire à cette liste de diffusion.

ACTION

CANADA

L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a publié son rapport final le 3 juin dernier. Ce rapport de 1 200 pages comprend 231 appels à la justice afin de mettre un terme au prodigieux niveau de violence vécue au Canada par les femmes et les filles inuit, métis et des Premières Nations ainsi que par les personnes bi-spirituelles.

Bien que le gouvernement fédéral ait accepté la notion de génocide exprimée dans le rapport et qu’il se soit engagé à mettre sur pied un programme d’action national destiné à prévenir et à combattre la violence, on ne voit pas clairement comment cet engagement pourra se transformer en actions concrètes.   

Il y a clairement urgence d’agir. L’enquête nationale établit un lien entre la violence généralisée envers les femmes et les filles autochtones ainsi que les personnes bi-spirituelles à un historique de programmes gouvernementaux visant à détruire les cultures autochtones, ainsi qu’à l’incapacité du gouvernement à réparer l’héritage laissé par ces blessures. Le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) a statué que le fait de ne pas répondre de façon globale et coordonnée à cette violence constitue une grave violation des droits humains. L’instauration de davantage de demi-mesures et de réactions fragmentaires pour combattre ces violences ne suffira pas. Les familles et les communautés qui ont perdu des êtres chers en raison de cette violence méritent de savoir que le Canada s’engage à réaliser un véritable changement.

Amnistie internationale et d’autres organisations ont demandé à la ministre des Affaires autochtones et du Nord, Carolyn Bennett, de fournir une réponse globale suite au rapport final de la Commission d’enquête avant la fin de la session parlementaire en juin. Cela ne s’est pas produit.

Nous demandons à la ministre Bennett de donner suite et de prendre sans tarder des mesures globales afin de mettre un terme sans délai à la violence.


© Amnistie internationale