Livres comme l air

SIGNEZ POUR SA LIBÉRATION

Jihad Asad Mohamed et Michel Marc Bouchard

Réclamez la libération du journaliste syrien Jihad Asa'ad Mohamed

PÉTITION

Aux autorités syriennes,

Nous soussigné(e)s, vous écrivons dans le cadre du projet Livres comme l’air.

Journaliste et ancien rédacteur en chef du magazine Kassioun, Jihad Asa'ad a disparu en 2013 après s'être prononcé en faveur d’une réforme de la Syrie. Il fut convoqué par le Service de renseignement de l’Armée de l’air suite à une entrevue accordée à une chaîne d’information russe. En 2018, la femme de Jihad Asa'ad Mohamed n’avait toujours pas de nouvelles de lui.

Nous demandons aux autorités syriennes la libération immédiate et sans conditions de Jihad Asa'ad Mohamed en vertu des obligations de la Syrie vis-à-vis plusieurs traités internationaux.


** En cochant cette case vous bénéficierez du bilan de votre action et d’un condensé d’information sur les droits humains par Amnistie internationale. Nous veillons à préserver la vie privée de nos sympathisant.e.s en ne transmettant que l’essentiel. À tout moment il vous sera possible de vous désinscrire à cette liste de diffusion.

JIHAD ASA'AD MOHAMED  – SYRIE

Journaliste et ancien rédacteur en chef du magazine Kassioun, Jihad a disparu en 2013 après s'être prononcé en faveur d’une réforme de la Syrie. Il fut convoqué par le Service de renseignement de l’Armée de l’air suite à une interview accordée à une chaîne d’information russe. En 2018, sa femme n’avait toujours pas de nouvelles de lui.

MICHEL MARC BOUCHARD 

Auteur dramatique, scénariste, librettiste et maître d’œuvre d’expositions, Michel Marc Bouchard a écrit plus d’une vingtaine de pièces de théâtre, traduites dans une quinzaine de langues et toutes créées à la scène, dont plusieurs ont été adaptées au cinéma, telles Les Feluettes, Les Muses orphelines, Tom à la ferme et Christine, la reine-garçon. Récipiendaire entre autres du Prix du Centre national des arts (Ottawa), du Premio Candoni (Italie) et du Prix de la SACD (Paris), il a été reçu Officier de l’Ordre du Canada, Chevalier de l’Ordre national du Québec, Compagnon des arts et des lettres du Québec et membre de l’Académie des lettres du Québec.

DÉDICACE

Cher Jihad Assad Mohamed, 

Il y a cinq ans je vous écrivais une dédicace en espérant votre libération et votre retour auprès de votre famille. 

Je souhaitais la fin des conflits en Syrie. 

Je souhaitais pour votre grand pays, une cicatrisation rapide des blessures d’une guerre civile gangrénée par les intérêts meurtriers de toutes les grandes puissances, les États-Unis et la Russie en premier plan.  

Je souhaite pour la Syrie l’établissement d’une vraie démocratie.

Le dictateur Bashar Al-Assad a perverti le langage; le peuple qui demandait justice est devenu le peuple-rebelle, le peuple-terroriste. Les femmes qui demandaient de l’eau, un toit, quelque chose pour nourrir leurs enfants sont devenues des victimes collatérales. 

Charniers de femmes, d’enfants et de vieillards; la faute de l’autre. 

Le peuple-réfugié, le peuple en exil. Cinq millions de Syriens sur les routes de la déroute.

Depuis cinq ans, dans nos pays confortables, nous avons assisté à une insupportable agonie de la grandeur de la Syrie,  à la destruction de ses civilisations et à un acharnement funeste contre sa population. Les religions fanatiques tout comme les puissances occidentales ont trouvé un terrain de jeu destructeur sous le regard malveillant des discordantes nations arabes. 

Alep, Palmyre, Al-Hasaka, Suweyda, Damas, Dara, Der Zor, Hama, Homs.  Nous prononçons maintenant le nom de ces villes avec un gout de cendres et de sang dans la bouche.

Il y a cinq ans, dans cette première dédicace, j’énonçais tout ce qui nous éloignais; langues, cultures, fois et traditions.  Depuis, les armes fabriquées dans nos pays riches et l’exode de vos gens vers nos terres, sont devenus tristement les liens qui nous ont rapprochés. 

Mon cher Jihaad Assad Mohamed, votre famille est sans nouvelle de vous depuis plus de six ans. 

Une rumeur veut que vous soyez mort en prison. - Assassiné. 

Une autre rumeur veut que vous soyez toujours vivant dans une prison secrète du gouvernement. - Isolé.

Moi, je veux que la rumeur dise que vous êtes toujours vivant. -  Vivant. Vivant.

Je veux que la rumeur dise que vous êtes toujours animé par la lutte pour la justice et la liberté d’expression. Liberté.

Je veux ma rumeur soit porteuse d’espoir et qu’elle devienne réalité. Je vous veux libre de nouveau au sein de votre famille.  

تلقي خالص المودة.  (tulqi khalis almuadat.)

Recevez mon affection la plus sincère. 

Michel Marc Bouchard, écrivain. 

 

L’HISTOIRE DE L’OIE

J’ai choisi de vous offrir ce conte tout simple qui raconte la relation entre un jeune garçon et une oie blanche, sa seule amie. Isolé sur une ferme et victime de sévices de la part de parents autoritaires, le jeune garçon s'est construit un monde imaginaire. Il s’est inventé une jungle merveilleuse où il en est le roi et où personne ne peut le contredire. Son amie osera le faire et elle deviendra la victime de l’enfant à qui l’on n’a appris que la violence.

© SocialistWorker.org / © Olivier Clertant