Livres comme l air

SIGNEZ POUR SA LIBÉRATION

Nous abdulaziz al je wary et Rose-line Brasset

Réclamez la libération de la blogueuse et militante Nouf Abdulaziz Al Jewari

PÉTITION

Sa Majesté le Roi Salman bin Abdul Aziz Al Saud,

Nous soussigné(e)s, vous écrivons dans le cadre du projet Livres comme l’air.

La journaliste, blogueuse et militante pour les droits des femmes saoudiennes Nouf Abdulaziz Al Jewari a été arrêtée en juin 2018 pour avoir revendiqué une réforme constitutionnelle dans son pays. Dans son blogue, maintenant inaccessible, elle écrivait sur les atteintes aux droits humains. Elle est actuellement détenue sans avoir été inculpée de quoi que ce soit.

Nous demandons, Sire, la libération immédiate et sans conditions de Nouf Abdulaziz Al Jewari en vertu des obligations de l’Arabie saoudite vis-à-vis plusieurs traités internationaux.


** En cochant cette case vous bénéficierez du bilan de votre action et d’un condensé d’information sur les droits humains par Amnistie internationale. Nous veillons à préserver la vie privée de nos sympathisant.e.s en ne transmettant que l’essentiel. À tout moment il vous sera possible de vous désinscrire à cette liste de diffusion.

NOUF ABDULAZIZ AL JEWARI - ARABIE SAOUDITE

La journaliste, blogueuse et militante pour les droits des femmes saoudiennes a été arrêtée en juin 2018 pour avoir revendiqué une réforme constitutionnelle dans son pays. Dans son blogue, maintenant inaccessible, elle écrivait sur les atteintes aux droits humains. Elle est actuellement détenue sans avoir été inculpée de quoi que ce soit.

ROSE-LINE BRASSET

Rose-Line Brasset est journaliste, recherchiste et auteure depuis 1999. Elle est l’auteure de la série jeunesse Juliette à… Elle détient une maîtrise en études littéraires de l’Université du Québec à Trois-Rivières et a publié plusieurs centaines d’articles et de reportages dans des magazines canadiens. Globe-trotter depuis l’adolescence, elle est mère de deux enfants et rêve de compléter son tour du monde avant l’âge de 100 ans.

 

DÉDICACE

 

Chère Nouf Abdulaziz Al Jerawi,

Veuillez accepter ce modeste présent racontant l’histoire d’une adolescente de 13 ans qui a la chance de faire le tour du monde avec sa mère, en parallèle de celle d’une jeune fille du même âge, Anne Franck, enfermée à Auschwitz-Birkenau, en 1944, dans un climat d’indifférence.  Sommes-nous condamnés à voir l’histoire se répéter encore et encore? En tant qu’être humain, en tant que femme et en tant qu’auteure, je ne peux que m’incliner devant votre immense courage et appuyer votre cause et vos revendications. Mon message en est un de solidarité, de fraternité et d'espoir. Votre combat et vos actions  vous honorent, mais votre emprisonnement interpelle et concerne tous ceux qui ont la chance d’être libres, hommes, femmes et enfants. Lorsque des journalistes sont emprisonnés pour avoir dit la vérité, c’est la société tout entière qui, à la fin, est pénalisée. Lorsqu’une militante pour les droits des femmes saoudiennes est emprisonnée, privée de sa liberté d’expression et de ses droits fondamentaux, c’est à la liberté de toutes les femmes que l’on porte atteinte.

Des personnes de tous les horizons ont entendu votre voix, partagent vos espoirs et vos convictions, pensent à vous et à votre famille et s’indigne de l’injustice du traitement qui vous a été réservé. Ces personnes se préoccupent de votre santé, de vos conditions de détention, de votre cause, de votre sort. Vos espoirs et vos revendications sont définitivement aussi les nôtres. Votre lutte est dorénavant aussi la nôtre. La vérité, c’est qu’aucun de nous n’est vraiment libre tant que vous êtes enfermée. La vérité, c’est qu’en luttant pour les droits des femmes, vous luttez pour l’humanité tout entière. 

Mes lecteurs et lectrices, et tous mes compatriotes se joignent à moi pour dénoncer votre arrestation ainsi que vos conditions de détention et pour demander votre libération immédiate. En pensée, nous cherchons à vous soutenir, à mettre un peu de baume sur vos blessures, à vous accompagner du mieux que nous pouvons, à chuchoter à votre oreille des paroles de réconfort. 

De toutes nos forces, nous espérons la fin de votre emprisonnement et votre retour auprès des vôtres. Notre cœur bat à l’unisson du vôtre. Lorsque nous fermons les yeux, nous vous voyons libre… 

Quant à moi, en pensée, je vous serre dans mes bras. 

 

Rose-Line Brasset, auteure

 

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